Transcription d'un entretien réalisé avec Malika Ferdjoukh en novembre 2010 :L’ÉCOLE DES LETTRES. – J’ai lu, sur le site que Charline Bourdin consacre à Louisa May Alcott, que vous aviez envie d’adapter Orgueil et Préjugés, de Jane Austen. récemment, vous avez publié, dans la collection « Classiques abrégés » de L’École des loisirs, une traduction des Quatre Filles du docteur March. Vous êtes aussi l’auteur d’une série de romans pour la jeunesse intitulée Quatre soeurs. Y a-t-il une raison à cette fascination pour les fratries ?
MALIKA FERDJOUKH. – Je ne sais pas. Peut-être est-ce parce que je suis enfant unique? En réalité, je crois qu’il s’agit plus d’une raison d’ordre esthétique : les univers de ces romans sont des univers clos, où l’élément masculin n’intervient que de l’extérieur. Et j’aime le côté arrondi, circulaire, de ces oeuvres ; j’aime, en littérature, tout ce qui est fermé: les unités de temps, de lieu ; j’aime qu’il n’y ait qu’un seul décor, peu de personnages, et que les choses arrivent de l’extérieur. Mais il faut parvenir à ne pas être trop théâtral – c’est le pari, l’enjeu de mon travail. ...
Propos intéressants qui montrent, si besoin en était, la réflexion d'ordre esthétique qui anime les choix d'un romancier. On trouve aussi une magnifique illustration de ce principe de l'univers clos dans Sombres citrouilles, autre excellent roman de M. Ferdjoukh.
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